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Aussi tenace, brave et entraîné que les 300 spartiates de Leonidas réunis, Kratos avance sans jeter un regard en arrière. Déterminé à régler ses comptes dans les hautes sphères du pouvoir, le guerrier lève son glaive, signe annonciateur de lendemains sombres pour l'Olympe et éructe sa colère à Zeus qui ne peut plus dès lors que prier les dieux pour que son règne ne s'achève point. L'histoire avance, les maîtres des cieux reculent pendant que le petit homme scande sa colère et laisse parler sa rage.
God Of War II est un jeu qu'on peut maudire tant il suscite le désir chez le joueur qui à mesure qu'il avance éprouve un plaisir infini tout en redoutant d'arriver à la fin. De cet hédonisme naît ainsi un paradoxe qui veut qu'on avance toujours plus rapidement tant la jouissance de la découverte est intense tout en réfrénant ses ardeurs de peur d'assister trop rapidement à la conclusion d'un des plus grands beat'em all jamais créés. Cependant, il va de soi que le titre de Sony est supérieur en tout point à son aîné, les nouveautés apportées servant véritablement le jeu. Magistral et définitif, GoW II n'est au final rien de moins qu'un idéal de jeu d'action.
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